Hip-Hop pacemaker, mec sur scne cest dur mais je pse mes churs,
Reflet de mon dcor sans faire dcart, le tout pour le pze, mcure.
Afin de polir lcueil et de soulager mon naufrage,
Les fleurs du mal je cueille et je les sche entre mes pages,
Des penses parses que je rpte sans cesse quand on y pense,
Voil ma routine hlas, mexorciser sur scne pour que des connes y dansent.
Avec le mic de connivence, par le biais de lincontinence,
De la lune au soleil levant, je scnarise ce conte immense.
Du lundi jusquau dimanche, nourri de mon hip-hop condiment,
Ce quon dit je men bats, tu sais que sur skeudi je mens pas.
Mais en live je memporte, cest vrai que je me fait chier sans potes,
De qui je parle tu ten doutes, un crew qui sest uni sans dot,
Cinquime ko, ce que tcoutes cest nos beat,
Chacun par sa souffrance ouvrit la porte qui lamena aux Cnobites.
Le stylo bic, vital, seul moyen de gerber cette rage,
Dun style oblique , non non, mme pas question de laisser des traces.

Je ne suis pas le hip-hop, je nestime pas le reprsenter,
Jai commenc par plaisanter, fallait que a sorte pour que je reste entier.
Par des maux, souvent hant, de les transcrire je fut tent,
Et de la peine mise sur papier, la paix de mon me sest sustent.
Alors, mon tre naquit, tripa sur des valeurs, des conneries  la peace Akhy,
Le black power, des rappers tous vtus de kaki.
Javais rien compris, pauvre blanc merveill, 
Des choses de la vie me furent apprises et jai fini par me rveiller.
Ouf, tu maurais vu  lpoque, tu te serais foutu de ma gueule,
LAfrique autour du coup, les frasques dOlDog, tout a me foutait la gaule.
Puis jai connu la Ghoule, fut forc de rester seul,
Mon quipage vit venir la houle, et depuis senivre  la gnole !
Seul dans ma piaule, je gratte les crotes de ces entailles,
Ces saisons ternes, o jai trop besoin dextirper a de mes entrailles.
Car a me travaille, jour aprs jour tout ce qui mentoure mentame,
Et ce que je dessine nest que le dtour de cette complexe misre mentale.
